THÉORIE QUANTIQUE


I. MÉCANIQUE QUANTIQUE
Pour expliquer les spectres d'émission et d'absorption de l'atome d'hydrogène, le physicien danois, Niels Bohr, a postulé que la variation de l'énergie de l'électron de l'atome d'hydrogène ne pouvait se faire que de façon discontinue; il introduisait ainsi la notion de quantum d'énergie. La structure de l'atome repose sur les principes suivants: Le noyau atomique contient des neutrons et des protons; ces particules sont elles-mêmes constituées de quarks. Le numéro atomique est égal au nombre de protons dans le noyau. Les isotopes d'un même élément ont le même nombre de protons mais ils ont des nombres de neutrons différents.

Les électrons sont situés sur des niveaux d'énergie discontinus à l'extérieur du noyau atomique: les niveaux d'énergie les plus bas sont les plus rapprochés du noyau atomique. Le nombre de niveaux d'énergie correspond généralement au numéro de la période: couche K pour le premier niveau, couche L pour le deuxième niveau,, couche M pour le troisième niveau, etc. Les nombres maximaux d'électrons sur les trois premiers niveaux d'énergie sont: 2, 8, 18. L'état le plus stable d'un atome porte le nom d'état fondamental et il correspond au remplissage des niveaux d'énergie les plus bas. Ainsi dans son état fondamental, l'atome de magnésium a 2 électrons sur le premier niveau, 8 sur le deuxième niveau et 2 sur le troisième niveau. Les électrons du niveau le plus élevé sont les électrons de valence utilisés pour créer les liens chimiques entre deux atomes. Ainsi l'azote a 5 électrons de valence. Pour décrire un électron, il faut utiliser quatre nombres quantiques:
  • Le nombre quantique principal (n) qui indique le niveau d'énergie: 1 pour le premier niveau, 2 pour le deuxième niveau, etc. . Le plus grand nombre possible d'électrons ayant "n" comme nombre quantique principal est "2n2": 2 électrons sur le premier niveau, 8 électrons sur le deuxième niveau, 18 électrons sur le troisième niveau, etc.
  • Le nombre quantique secondaire (L) qui caractérise la forme de l'orbitale. Ce nombre est associé aux sous-niveaux, sur lesquels les électrons sont regroupés par paires pour donner des orbitales. Il prend toutes les valeurs entières comprises entre 0 et n-1: électron s pour L =0 , électron p pour L =1, électron d pour L =2, , électron f pour L =3.
  • Le nombre quantique magnétique (m) caractérise les orientations des orbitales d'un sous-niveau. Il prend toutes les valeurs entières comprises entre - l et + l et définit ainsi le nombre d'orbitales se trouvant sur chaque sous-niveau. Lorsque le nombre quantique secondaire vaut 1, le nombre quantique magnétique prend trois valeurs entières: -1, 0 et + 1, ce qui définit par conséquent trois orbitales différentes sur le sous-niveau "p".
  • Le spin caractérise la rotation de l'électron sur lui-même: les deux électrons d'une même orbitale diffèrent par le spin. Selon le principe d'exclusion de Pauli, les électrons d'un même atome diffèrent toujours par au moins un nombre quantique.
II. LIENS ENTRE LA THÉORIE QUANTIQUE ET LA PARAPSYCHOLOGIE
  1. La physique classique a subi un profond bouleversement entre les années 1900 et 1930, à la suite de deux expériences fondamentales :
    • Albert Einstein , en découvrant l'effet photo-électrique , montrait que la lumière , jusqu'alors considérée comme formée d'ondes, pouvait se comporter comme un flot de particules , les photons;
    • Louis De Broglie prédit et vérifie que les électrons, jusqu'alors considérés comme des particules, se comportaient aussi comme des ondes. Ainsi naissait la dualité "onde-corpuscule", à partir de laquelle Erwin Schrodinger et Werner Hisenberg élaborèrent le support mathématique de la mécanique quantique.
  2. La mécanique quantique rassemble en un tout cohérent les lois qui régissent les mouvements des particules de masse très faible dont l'assemblage constitue la matière à notre échelle. Curieusement, elle est très peu connue hors des cercles scientifiques : peut-être parce qu'elle n'a pas eu sa bombe atomique comme la relativité, et qu'elle se prête moins à la science fiction. Pourtant son importance pratique dans le monde actuel est incomparablement plus importante : sans elle, on n'aurait pas pu élucider la structure des molécules biologiques, ni communiquer dans l'espace, ni réaliser le laser ou le microscope électronique, ni élaborer les concepts fondamentaux qui ont servi de support aux nanotechnologies à la fin du vingtième siècle.
  3. Les premiers succès vinrent lorsque cette théorie permit de retrouver facilement la classification des spectres atomiques du danois Niels Bohr et d'expliquer la loi du rayonnement du "corps noir" de Max Planck. Toute notre connaissance des étoiles et de l'univers est fondée sur ces travaux.
  4. Max Born montre l'impact philosophique de la théorie quantique; dès que la masse des particules devient très faible, le déterminisme habituel ne s'applique plus : les mêmes causes peuvent produire des effets différents. Cela est insensible à notre échelle : le plus petit objet est formé d'un nombre énorme de molécules , les statistiques montrent que la diversité de tous les effets individuels possibles s'atténue, et que nous ne pouvons en voir qu'un seul, celui qui a la plus grande probabilité.
  5. La mécanique quantique classique ne savait étudier que les objets se déplaçant lentement. Vers 1930, Paul Dirac introduisait les équations de la relativité restreinte et obtenait ainsi une théorie valable pour tous les objets, même en déplacement rapide. Les équations de sa théorie prévoyaient l'existence de l'antimatière et ont été vérifiées expérimentalement.
  6. Le développement de l'information a permis d'appliquer la mécanique quantique à la réalisation de matériaux nouveaux, et de bâtir une théorie quantique des noyaux atomiques. Certaines expériences réalisées avec les grands accélérateurs de particules suggèrent que des lois nouvelles régissent le niveau subatomique de la matière.
  7. Les expériences tant soviétiques qu'américaines ont révélé que les rayonnements émis au cours d'une expérience télépathique ne sont pas seulement de nature électromagnétique; ils dépassent le connu objectif. Les phénomènes de télékinésie défient les lois de la gravitation. Les explications de tels phénomènes font intervenir des transitions virtuelles qui dépassent la théorie des quanta.
  8. La mécanique quantique explique la stabilité de l'atome et le rayonnement émis par les corps noirs, permet de prévoir l'existence de nouveaux champs . En ce sens, elle donne à l'esprit la possibilité de transcender le connu discontinu pour atteindre la réalité continue, et d'expliquer les mécanismes de la télépathie ou de la psychométrie, ainsi que les communications avec les autres plans d'existence. Le premier siècle du troisième millénaire devrait nous apprendre beaucoup dans ce domaine. N'oublions pas que lorsqu'on est trop curieux des choses qui se pratiquaient au siècle passé, on demeure ordinairement fort ignorant de notre propre siècle.
Le concept de synchronicité est né de la réflexion du psychanalyste suisse C. G. Jung avec le physicien Wolfgang Pauli, l'un des pères de la Mécanique Quantique. La synchronicité se manifeste lorsqu'il y a, dans le temps, coïncidence signifiante entre un phénomène qui apparaît dans le monde extérieur et la pensée subjective de l'être humain qui assiste au phénomène. Par exemple, alors que je suis en train de penser à une personne, brusquement le téléphone sonne et c'est précisément cette personne qui m'appelle. Un autre phénomène psychique doit être lié à la synchronicité : la corrélation à distance entre les jumeaux, qui achètent le même objet au même moment sans se consulter.

De tels phénomènes, défiant le principe de causalité, sont à rapprocher des particules corrélées en mécanique quantique. Imaginons deux photons, émis par un même atome excité, qui interagissent puis s'éloignent l'un de l'autre : ces deux photons sont dotés d'une propriété particulière, la polarisation, qui est définie comme la direction du champ électrique qui leur est associé. Deux photons corrélés auront une mesure de polarisation de +1 pour l'un et de -1 pour l'autre; ils sont totalement indépendants l'un de l'autre. Ces deux particules forment un ensemble inséparable, même si elles sont infiniment éloignées. La connaissance de l'un aura une influence instantanée sur l'autre, sans qu'il y ait communication entre les deux. On dit que les deux photons sont dans un état intriqué. Alain Aspect a montré que l'on ne peut pas considérer le système des deux particules corrélées comme un système quantique unique non séparable en deux entités localisées. Ce problème avait déjà été soulevé par Einstein, Podolsky et Rosen, au cours des années 30.

Il existe une analogie entre les phénomènes psychiques de synchronicité et le phénomène physique de l'intrication quantique. Comme dans le cas de l'intrication quantique, la communication entre deux psychismes est un phénomène global. Il n'y a pas transfert d'informations d'une partie du système à une autre partie; il y a corrélation à distance. En fait, ce serait la partie non séparable de deux ou plusieurs psychismes, intriqués au sens quantique du terme, qui serait à l'origine de l'apparition de coïncidences signifiantes. En ce sens, on pourrait considérer pour le psychisme une structure analogue à celle de la structure quantique de la matière microscopique.